Être une référence, ou ne pas être.

Ceci n’engage que moi.

La campagne présidentielle vient de se terminer en France. Trop souvent les Hommes politiques y ont fait preuve d’une grande démagogie. Trop souvent, j’ai eu l’impression que le souci du communicant était plus grand que celui de la défense des idées. Trop souvent, la télévision a laissé libre cours au déballage des erreurs, voire des mensonges. Trop souvent la presse écrite était plus intéressée par l’écume de la vie politique que par la politique elle-même.

De nouveau, il faut donc faire le constat d’un certain échec du quatrième pouvoir à contrebalancer les politiques… qui par conséquence se laissent aller. Pour ceux qui s’offusquent de ces critiques, qu’ils jugent excessives ; je les invite à lire la presse étrangère, à naviguer dans la blogosphère, à consulter Wikipédia sur les sujets d’actualité pour s’en convaincre. C’est le plus souvent, bien plus instructif que de lire les journaux dits « de références » .

Malheureusement, Wikipédia n’est pas encore, pour beaucoup une référence ; mais il y a du progrès. La qualité des articles augmente et pour la première fois je crois, la presse outre-Atlantique, elle-même, a reconnu la qualité du travail de la communauté (anglophone) sur la tuerie de Virginia Tech. La mise en valeur des meilleurs articles, elle, est quasi inexistante.

Il faut faire mieux, notre responsabilité est importante. En France, nous aurons bientôt un pouvoir politique puissant avec en face des contre-pouvoirs en difficulté ; l’opposition politique est en plein désarroi et la presse échoue partiellement dans son rôle. C’est donc à nous, plus que jamais, à travers nos projets, de tout faire pour diffuser l’information et tout faire pour que certaines réalités soient clairement énoncées.

Le « ton » de Wikipédia se prête très bien à cela. Nous voulons offrir une information synthétique, factuelle, neutre, référencée, et c’est ce qui manque actuellement. Si Wikipédia n’a pas pour vocation à « coller » à l’actualité, d’autres sites Web pourraient assumer le rôle d’amplificateur en reprenant ses contenus ; peut-être Wikinews.

Il aurait été tout à fait pertinent, au moment où certains candidats mettaient les nationalisations d’entreprises au centre de leur programme politique, d’avoir un bon article sur le sujet et de le mettre en avant. Il n’aurait pas été question par là de donner un point de vue, mais simplement de faire un rappel et de mettre ainsi à jour les réalités liées à une telle entreprise.

Dans une approche similaire, l’initiative debat2007 de l’Institut de l’entreprise, avec son chiffrage du programme des candidats à la présidentielle, a remporté un vrai succès. C’est pour moi un signe de plus que l’économie est probablement le domaine où ce manque est le plus cruel et donc l’action la plus nécessaire. Elle est au centre des préoccupations de tous alors même que la méconnaissance dont elle fait l’objet est immense.

Publicités

2 Responses to Être une référence, ou ne pas être.

  1. Trefle dit :

    « Trop souvent la presse écrite était plus intéressait »
    interessée :)

  2. Économix dit :

    @Trefle : merci, c’est corrigé

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :