Concours de broderie professorale

mardi, 16 septembre 2008

Une organisation belge a fait une enquête et rédigé un rapport sur les compétences des étudiants entrant à l’université en matière de recherche documentaire.

Cette étude est évoquée sur le site de l’URFIST notamment en ces termes :

En revanche, étonnés par les compétences techniques des « digital natives » (pourtant loin d’être aussi développées), de nombreux enseignants et responsables éducatifs (du secondaire comme du supérieur) font encore l’impasse sur les compétences informationnelles, persuadés que les élèves et les étudiants savent désormais chercher seuls l’information, à partir du moment où ils interrogent le couple Google-Wikipedia.

Sans surprise, le blog d’Alithia dénonce aussi le tandem Google-Wikipédia.

Sauf que… Le rapport d’Edudoc ne parle nulle part de Wikipédia.

Personne ne sera surpris qu’Alithia ait brodé sur son thème favori : sa haine profonde pour Wikipédia, conjuguée à une insufférable suffisance, dépasse les limites du rationnel.

Mais l’URFIST ?

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Référence Nécessaire a sa boîte mail

dimanche, 14 septembre 2008

Référence Nécessaire a sa boîte mail

Vous l’avez peut-être remarqué, ou pas, mais maintenant vous pouvez envoyer des emails à vos wikimédiens masqués préférés.

L’adresse est simple refnec@gmail.com .

Vous pouvez poser vos questions, proposez des sujets ou juste nous spamer.

Régulièrement, nous vous offrirons un medley des meilleurs, ou pires, email reçus.

Et les meilleurs se verront publié directement sur le blog… quel honneur !


Quand Citizendium réinvente les débats de Wikipédia.

vendredi, 12 septembre 2008

Quand Citizendium réinvente les débats de Wikipédia.

Wikipédia a comme principale critique le fait que personne ne « signe » les articles et donc n’appose sa patte d’expert et que « n’importe qui » (comprendre des non-experts) peut prendre part aux débats sur l’évolution d’un article et le modifier.

Il est alors compréhensible que ceux portant ces critiques aient soutenu, même discrètement, le projet de Larry Sanger, Citizendium, reprenant le concept de Wikipédia mais en le réservant uniquement aux experts montrant patte blanche.

A sa création  l’idée de ne faire participer que des experts a été émise afin d’éviter des pages de débats stériles sur certains sujets. A l’époque les rédacteurs de Wikipédia se sont montrés sceptique sur ce point. En effet, les années d’expériences que possède Wikipédia en matière de rédaction collaborative ont montrées qu’être expert ou pas n’influençait en rien la qualité des débats. D’ailleurs, les débats les moins intéressants sont régulièrement campés par des experts sûrs d’eux-mêmes alors que les amateurs chercheront à sourcer leurs arguments.

Bref scepticisme confirmé par les actes. Voici quelques morceaux de discussion de l’article consacré à l’homéopathie:

This is what I posted there last: « I’m sure Molecular Biologists are working on studies like that; as a Doctor, I should be healing the sick. The proof of the pudding is in the eating, so I feel people should try Homeopathy before commenting on it. »—Ramanand Jhingade 21:55, 1 September 2008 (CDT)

People should try homeopathy before commenting on it? I trust, therefore, there should be no male obstetricians and no astronomers have the right to comment on the Moon unless they had been on an Apollo mission? I suppose I should have rejected the nitroglycerine and morphine I was offered, during an episode of unstable angina, by a vigorous young cardiology fellow?
It’s interesting…I’ve asked you several times how you would approach a patient with a well-defined set of symptoms, without one molecule in the explanation, and you ignored it. You brought up giving an iron salt to « improve » a blood count, and when I followed up with a few questions about that which you would be improving, I didn’t seem to get any response. You stated that homeopaths routinely used diagnostic studies, but you were silent when I asked which you might order, again with a specific set of symptoms.
If the pudding is butterscotch, I might be persuaded that it’s good pudding. I have to interpret that your comment about as a doctor, you should be healing the sick, and molecular biologists should be doing whatever irrelevant things molecular biologists do. Aren’t there some sick people that need your attention more than we unenlightened ones just don’t seem to be accepting your world-view and bowing and saying « yes, our studies and experience are irrelevant. »
Until you give any indication you have any understanding of immunology or endocrinology, I am less than inclined to pay attention to your statements on how the immune system should be « strengthened ».Howard C. Berkowitz 22:29, 1 September 2008 (CDT)

When you can trust a young Cardiology fellow, why not a Homeopath? You skeptics are theorizing, while Homeopaths know the effects of their remedies.—Ramanand Jhingade 22:36, 1 September 2008 (CDT)

Oh, quite a few reasons I’d trust that cardiology fellow, perhaps because I’ve had a fair bit of training and experience in cardiovascular medicine. A factor might be that cardiologists are constantly asking the question if their approaches meet continuing review of safety and efficacy, and if their techniques of prevention and treatment are consistent with increasingly specific understanding of the underlying mechanisms.
I have an excellent relationship with my primary physician, a general internist with a special interest in endocrinology. Unfortunately, many patients don’t have the advantage that we have a common framework, and things aren’t on a « trust me » basis. Either one of us can come up with suggested diagnoses or treatments, and we cross-check one another. If I call and say « Can we schedule an echocardiogram before my next visit to we can make an informed judgment about choices in insulin receptor agonists? », there isn’t a need for a lot of mysticism; we both know where we are going, and that our collaboration has objectively improved a number of problems.
I haven’t, for example, noticed any large-scale meta-analyses by homeopaths showing that a previously accepted standard of care, such as angioplasty and stenting, are rarely more effective than intensive medical management. Medical management is not stuck in materia medica and external observations, but constantly tuned by evidence-based medicine. One of the frustrations of cardiologists is that improvements don’t necessarily get into wide use among primary physicians.
In contrast, the message from homeopaths is not « this is how we have refined. This is getting more quality-adjusted years of life in the treated group. » The message appears to be « Have faith. Trust us. Don’t ask for any verifiable information. Might I offer you a great deal on a 1984 Jeep Cherokee, barely used? » Howard C. Berkowitz 22:59, 1 September 2008 (CDT)

I told Pierre that for me clinical effects are enough and I’m repeating that here. Laboratory investigations like Blood tests, X-rays, C.T./ultra-sound scans etc. show improvements before and after Homeopathic treatment, so Homeopathy is not something that works by faith (I’ve healed people who had no faith in Homeopathy; I’ve also healed animals and babies who can’t be influenced in any way).—Ramanand Jhingade 21:37, 2 September 2008 (CDT)

[snip]There are clinical trials as well, some of which I mentioned before, which can buttress my claims.—Ramanand Jhingade 22:22, 2 September 2008 (CDT)

Ramamand, above you wrote: « Laboratory investigations like Blood tests, X-rays, C.T./ultra-sound scans etc. show improvements before and after Homeopathic treatment, so Homeopathy is not something that works by faith (I’ve healed people who had no faith in Homeopathy; I’ve also healed animals and babies who can’t be influenced in any way) »
Unreferenced assertions such a this are not useful to any discussion with respect to this article. We have to consider the whole picture not just your experience. Chris Day 22:29, 2 September 2008 (CDT)

Long extrait. Je m’en excuse. Mais il me semble révélateur de la chose : être expert n’empêche pas de se retrouver mêler aux mêmes discussions qui ont lieu sur Wikipédia.

En aucun cas je ne juge projet Citizendium, car l’idée qu’il suit est intéressante et méritait d’être essayée. Par contre je me permets ici de signaler aux personnes soutenant que Wikipédia fonctionnerait mieux si les experts y étaient reconnus, que l’expertise n’empêche pas la bêtise. Et qu’en aucun cas cela n’amènerait une réelle crédibilité au projet, mais uniquement une image de crédibilité… rien de plus.

Alors est-ce que l’image que l’encyclopédie renvoit est plus importante que ce qu’elle est réellement?

Je préfère, pour ma part, qu’on me dise quand un outil est imparfait, plutôt que de le découvrir à mon insu.


Wikipédia, l’encyclopédie libre, diffuse t-elle de la pornographie ?

mercredi, 10 septembre 2008

Wikipédia, l’encyclopédie libre, diffuse t-elle de la pornographie ?

En voilà une question qui est surprenante ! L’encyclopédie libre serait, selon certain, un repère de contenus pornographiques! Pire, elle contiendrait des ressources qui pourraient choquer les plus jeunes s’ils faisaient une recherche sur le sujet. Les articles visés? « Éjaculation » par exemple, ou bien « pratique sexuelle ». Des articles où il est donc très surprenant que l’on parle de choses liées au sexe.

Ou pas.

Reprenons la question pour mieux y répondre.

On y parle de Wikipédia, un projet d’encyclopédie, rédigé par des bénévoles sur internet. Internet qui est un outil de communication mondial utilisable uniquement à partir d’un ordinateur. Pour ce qui est de la pornographie, je préfère citer le TLFI pour définir le terme correctement:

B. 1. Représentation (sous forme d’écrits, de dessins, de peintures, de photos, de spectacles, etc.) de choses obscènes, sans préoccupation artistique et avec l’intention délibérée de provoquer l’excitation sexuelle du public auquel elles sont destinées.

Voilà donc une définition exacte qui sera toujours meilleure et plus précise que la mienne.

L’article du Economic Times parle ainsi de pornographie, alors que -selon moi- le contexte éducatif de l’encyclopédie limite grandement l’intention d’excitation du contenu. L’article parle notamment d’une vidéo montrant, en gros plan, un homme éjaculant. Il n’y a pas de plan de l’homme, il est seul sur fond noir, sans musique. Cette vidéo se trouve (ou se trouvait selon quand vous lirez cet article) sur l’article de la version anglophone dédiée à … l’éjaculation.

Admettons que ce contenu ne soit pas, en soi, indispensable à l’article ; cela le rend-il pour autant pornographique? J’en doute.

Quel est alors le problème? C’est la possibilité qu’un public non averti consulte cet article. Entendez par là qu’un public de pré-adolescents découvre ces informations. Si la question que le Economic Times soulève est la « gravité » de voir un contenu potentiellement choquant sur un site comme Wikipédia, je me permettrai de soulever une autre question: comment se fait-il que des pré-adolescents aient eu accès au web, où l’on trouve très facilement des contenus bien plus choquants, sans aucune surveillance?

Il me sera rétorqué que Wikipédia passe, de par sa nature éducative (et n’ayant donc pas pour but d’exciter; si vous voyez où je veux en venir ), à travers les restrictions des filtres parentaux. Je ne le nie pas, mais les filtres sont eux aussi un outil et leurs limites ne sont pas une raison, je pense, pour se dédouaner de ses responsabilités face à l’utilisation de cet autre outil qu’est Wikipédia.

Je ne cautionne en aucun cas la diffusion de toute forme de pornographie, mais je sais qu’Internet peut proposer aux plus jeunes des contenus choquants. Conscient de cette possibilité, il va de soi que je surveillerai ce que mes enfants consulteront sur Internet.

Internet, et par extension Wikipédia, est un outil. Doit-on blâmer un outil? Je ne pense pas, mais cette idée semble loin d’être partagée de tous… peut-être les médias ne souhaitent pas choquer la ménagère de moins de 50 ans en la mettant face à ses responsabilités… dommage.


McCain a t-il utilisé Wikipédia pour écrire son discours sur la Géorgie ?

lundi, 8 septembre 2008

En voilà une question qu’elle est bonne.

En fouillant le web sur les occurrences à Wikipédia durant la campagne présidentielle américaine je suis tombé sur ce billet écrit par

Voici l’histoire qu’il nous raconte. Un des lecteurs de son site internet, Political Wire, l’a informé de ressemblances surprenantes entre le discours prononcé par le candidat à la présidence américaine, McCain, concernant la situation en Géorgie début aout, et l’article présent sur Wikipédia.

Voici un petit comparatif entre certains morceaux du discours de McCain et des parties de l’article concernant la Géorgie.

First instance:
one of the first countries in the world to adopt Christianity as an official religion (Wikipedia)

vs.

one of the world’s first nations to adopt Christianity as an official religion (McCain)

Second instance:
After the Russian Revolution of 1917, Georgia had a brief period of independence as a Democratic Republic (1918-1921), which was terminated by the Red Army invasion of Georgia. Georgia became part of the Soviet Union in 1922 and regained its independence in 1991. Early post-Soviet years was marked by a civil unrest and economic crisis. (Wikipedia)

vs.

After a brief period of independence following the Russian revolution, the Red Army forced Georgia to join the Soviet Union in 1922. As the Soviet Union crumbled at the end of the Cold War, Georgia regained its independence in 1991, but its early years were marked by instability, corruption, and economic crises. (McCain)

Ce sont deux courts extraits d’un discours bien plus long. Il va de soi que Wikipédia n’a pas été utilisée pour rédiger l’intégralité du discours. Par contre il semble assez évident que Wikipédia a été utilisée comme source (d’inspiration?) durant la rédaction de ce texte.

Même si c’est une réutilisation anecdotique, on aurait aimé entendre McCain finir son discours par:

« Parties de ce discours sont tirées de l’encyclopédie libre Wikipédia et sont donc soumises à la GFDL »


Wikipédia devient-elle une source académique respectable?

mercredi, 3 septembre 2008

Lisa Spiro, directrice du Digital Media Center à la Rice University’s Fondren Library, est la rédactrice d’un blog nommé Digital Scholarship in the Humanities.

Elle y rédige des billets tournant autour de la méthodologie de la recherche scientifique. Dernièrement, elle pose une question assez osée et tente d’y apporter une réponse.

La question est simple : « Wikipédia devient-elle une source académique respectable? »

Pour répondre à cette question elle a recherché les bases de données scientifiques Project Muse et JSTOR. A partir du nombre de publications citant Wikipédia, de leur année de parution, et de la manière dont Wikipédia est citée, elle explique l’évolution qu’a suivi Wikipédia au sein des parutions scientifiques.

Je vous invite bien sûr à lire son billet en entier pour bien comprendre sa démarche, mais c’est sa conclusion qui est la plus intéressante:

OK, maybe Wikipedia can be a legitimate
source for student research papers–and furnish a way to teach research
skills.  But should it be cited in scholarly publications?  In “A Note
on Wikipedia as a Scholarly Source of Record,” part of the preface to Mechanisms,
Matt Kirschenbaum offers a compelling explanation of why he cited
Wikipedia, particularly when discussing technical documentation:

Information
technology is among the most reliable content domains on Wikipedia,
given the high interest of such topics Wikipedia’s readership and the
consequent scrutiny they tend to attract.   Moreover, the ability to
examine page histories on Wikipedia allows a user to recover the
editorial record of a particular entry… Attention to these editorial
histories can help users exercise sound judgment as to whether or not
the information before them at any given moment is controversial, and I
have availed myself of that functionality when deciding whether or not
to rely on Wikipedia.(Kirschenbaum xvii)

With Wikipedia, as with other sources, scholars should use critical
judgment in analyzing its reliability and appropriateness for
citation.  If scholars carefully evaluate a Wikipedia article’s
accuracy, I don’t think there should be any shame in citing it.

Je suis désolé je ne vais pas tout traduire, mais l’idée est qu’avec Wikipédia, comme avec toutes les autres sources, les chercheurs doivent utiliser leur sens critique en analysant la fiabilité et la pertinence de faire une citation.

Rien de nouveau au soleil, c’est ce que disent les Wikipédiens depuis des années. Ce qui est plus intéressant c’est que l’auteur de ces propos soit lui-même un chercheur qui, autant que je sache, n’est pas rédacteur sur Wikipédia.

Je vais terminer en citant une dernière fois le billet de Lisa Spiro:

However, you can begin to see academic norms shifting as more scholars
find useful information in Wikipedia and begin to cite it.  As
Christine Borgman notes, “Scholarly documents achieve trustworthiness
through a social process to assure readers that the document satisfies
the quality norms of the field
” (Borgman 84)

Je vous invite, amis anglophones, à lire ce billet en entier pour vous faire une meilleure idée de ce qu’elle dit. Il n’y a rien de bien novateur, mais c’est tellement rafraichissant de le voir écrit par une personne extérieure à la sphère Wikimedia.


Wikimédia France fait son ménage de printemps… en été.

mercredi, 3 septembre 2008

Wikimédia France, l’association française qui a pour but de soutenir et promouvoir la connaissance libre, réussit petit à petit à évoluer vers un fonctionnement de plus en plus organisé.

Un des problèmes majeurs de Wikimédia France est la communication.

La communication, aussi bien interne qu’externe, était peu aisée à cause du mélange qu’il y avait entre Wikipédia, Wikimedia Foundation et Wikimédia France.

Pour le moment seule la communication interne va nous intéresser, les efforts sur la communication externe étant toujours en cours.

La situation jusqu’à hier était la suivante: pour communiquer (à l’aide de mailing-list) l’association avait le choix entre:

  • une liste appelée wikifr-l, hébergée par Wikimedia Foundation et dont le propos est la version francophone de Wikipédia
  • une liste appelée wikimediaFR-l, hébergée par Wikimedia Foundation et dont le propos était le chapter local de Wikimedia Foundation, à savoir Wikimédia France et qui était utilisée comme mailing-list des membres
  • une liste appelée membres-l, hébergée par Wikimédia France et dont le propos est la diffusion d’une newsletter
  • une liste appelée ca-l, hébergée par Wikimédia France et qui est réservée aux membres du Conseil d’Administration

La liste wikimediaFR-l était alors utilisée pour discuter avec les membres, ce qui n’était pas son but initial. De plus étant hébergée par Wikimédia Foundation, on se retrouvait avec des mélanges peu évidents.

Et surtout des problèmes de communication interne, notamment par apport à la diffusion d’informations plus ou moins confidentielles, qui n’avaient pas à sortir de l’association.

En plus de ces mailing-lists, Wikimédia France utilise deux wikis pour communiquer et travailler:

  • le wiki membres, réservés aux membres de l’association
  • le wiki CA, réservé aux membres du Conseil d’Administration

Jusqu’il y a peu, les décisions étaient prises sur le wiki CA, et le travail rédactionnel sur le wiki membres.

Bref, un vrai casse-tête où les grands perdants étaient les membres de l’association.

La grande majorité des associations que je côtois ont le même problème, trouver des membres qui s’investissent. Toutes, sans exception, reposent à 99% sur le travail des membres du CA. Le problème que connait Wikimédia France, à savoir motiver ses membres, ne lui est pas propre, loin s’en faut.

Les autres associations que je connais fonctionnent sur un schéma identique, à savoir une assez forte compartimentation entre le Conseil d’Administration et les membres. Pas que le CA soit inaccessible, mais juste que les membres sont peu au fait de ce qu’il se passe au sein du CA et des décisions qui sont prises.

Wikipédia fonctionne sur le principe de donner le pouvoir aux utilisateurs; peut-être que, tout bêtement, la solution est dans ce principe. C’est ce qu’ont sûrement cru certains administrateurs de Wikimédia France puisqu’ils ont pris plusieurs initiatives dans ce sens là en quelques semaines.

Tout d’abord, abolition des privilèges! Les prises de décision du Conseil d’Administration ont désormais lieu sur le wiki des membres. Bien entendu certains contenus sensibles et les décisions confidentielles resteront sur le wiki CA, mais la plus grande partie est désormais accessible aux membres. Mieux encore, les membres sont incités à participer aux discussions concernant ces décisions. Ils ont désormais la possibilité de peser sur l’évolution de l’association 365 jours par an, et non plus seulement durant l’Assemblée Générale.

Ce tournant dans la vie de l’association est récent, mais on peut déjà sentir une évolution. Cette évolution est encouragée par les membres du Conseil d’Administration qui proposent des idées et incitent les membres à s’en emparer.

La vie de l’association connait un tournant inattendu et se voit redynamisée. On verra le temps que ça durera, mais le chemin pris est pour le coup intéressant. On pourrait presque dire que Wikimédia France se la joue à la Guillaume Canet en calant son pas sur le pas de Wikipédia.

En plus de ça, le ménage a été fait au sein des mailings-lists. L’association héberge dorénavant toutes ses mailings-lists grâce à la création d’une ml pour ses membres. WikimediaFr-l, hébergée par Wikimedia Foundation, reprend son utilisation première, à savoir discuter de l’association.

Les canaux de communication sont clarifiés, les membres sont insérés dans le processus de décision et sont mis à la tête des projets de l’association.

Wikimédia France avait le travers d’être une association classique et refermée. Voilà qu’elle sort de sa chrysalide pour devenir une association tournée vers ses membres.

Le futur nous dira si ce chemin est le bon, en tout cas il a réussi à Wikipédia.